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 Accroissement, à Château Rouge, du déséquilibre de l’offre commerciale en faveur des produits destinés à une clientèle spécifique

 L’étude comparée de deux enquêtes, l’une réalisée par le Conseil de quartier en 2008 et l’autre par Pari citoyen en 2015, confirme la tendance à une très forte spécialisation du quartier dans le commerce spécifique. Déjà en1995, on relevait 70 établissements tournés vers une clientèle spécifique.

 En 2008, sur un total de 433 établissements, 248 (57% d’entre eux) étaient tournés vers une clientèle spécifique. Restaient 185 établissements ordinaires traditionnels.

 En 2015, sur un total de 432 établissements, 362 (84 % d’entre eux) sont tournés vers une clientèle spécifique. Restent alors 70 établissements ordinaires traditionnels et une mutation de 115 de ces commerces en spécifiques (185 – 70).

 Au total on observe, sur la période 2008/2015, qu’environ 62 % des établissements (parmi les 185 traditionnels encore existants en 2008) ont muté vers un commerce spécifique. 

Lire la suite : Commerces : comparaison 2008 et 2015

COMMERCES SUR LA GOUTTE D'OR NORD

(cliquez sur chaque graphe pour l'ouvrir en pdf sur une autre page)

Nous avons lancé une enquête sur les commerces de la Goutte d'or. En tout premier nous vous présentons les résultats de cette enquête sur la Goutte d'or Nord.

Nous avons distingué trois types : 

- les commerces spécifiques tournés vers une clientèle venant de l'extérieur du quartier et le plus souvent de toute l'Ile de France et au delà,

- les commerces "traditionnels" servant une partie des habitants résidents,

- puis les services.

1 ) Graphe de tous les commerces, rue par rue : Le premier graphe établit la proportion numérique de ces types de commerces et des services, toutes activités englobées sur la Goute d'or Nord

 QUART GON RUES

 

2 ) Graphes de synthèse : Les deux graphes suivants globalisent, en deux étapes, ces résultats sur la Goutte d'or Nord

QUART GON SYNT

 

3 ) Graphes des commerces de bouche : Les trois graphes suivants montrent la proportion de commerces de bouche dits traditionnels par rapport aux commerces de bouche qualifiés de "spécifiques" sur la Goutte d'or Nord.

Le premier de ces trois graphes établit cette proportion rue par rue. Le second globalise ces résultats, mais permet d'affiner ce que l'on entend par "traditionnel".

 ALIM GON

Le troisième graphe affiche les résultats en pourcentage, voir graphe "commerces alimentaires en pourcentage".

 4 ) Graphes de parement et habillement : Les trois graphes suivants montrent la propportion de commerces dits traditionnels d'habillement et de parement par rapport aux commerces d'habillement et de parement qualifiés de "spécifiques" sur la Goutte d'or Nord.

Le premier de ces trois graphes établit cette proportion rue par rue. Le second globalise ces résultats, mais permet de ventiler les résultats des commerces "traditionnels" entre le boulevard Barbès et l'intérieur de Goutte d'or Nord.

VESTIM GON

 

Le troisième graphe affiche les résultats en pourcentage, voir ce graphe "commerces de parement en pourcentage"

Eléments d'analyse :

A la Goutte d'or Nord, on peut qualifier les commerces spécifiques de communautaires tant ils sont tournés de façon exclusive vers les populations d'Afrique subsaharienne venant de toute l'Ile de France et même au delà (voir  "Graphes  de tous les commerces, rue par rue" et "Graphes  de synthèse").

Ce phénomène d'implantation des commerces spécifiques sur la Goutte d'or nord a commencé dans les années 90 et s'est accéléré en 1998.

Ce furent d'abord la rue Dejean avec la rue Poulet et la rue des Poissonniers, puis les rues de Panama et Suez, puis les rues Labat et Marcadet puis la rue Doudeauville qui perdirent tous leurs commerces traditionnels au profit de commerces communautaires (voir graphes de ces rues). Les rues Léon et Stéphenson suivent la même tendance mais elles disposent encore de commerces traditionnels ou activités nouvelles qui pourrait la freiner (voir graphes de ces deux rues) .

Mais les habitants populaires de ces rues sont restés en place,  ou ont été remplacés progressivement par une classe moyenne (professeurs, journalistes, techniciens etc.) poussée sur ce secteur de Paris par la pression immobilière.

Nous avons ainsi assisté, presque simultanément, à deux phénomènes diamétralement opposés, sources de frictions : la persistance d'une classe populaire avec l'arrivée de cette petite classe moyenne et la constitution massive d'un commerce communautaire de gros et demi-gros sur leurs pieds d'immeubles.

Certains commerçants ont trouvé la poule aux œufs d'or. Parmi ceux là, les gérants de commerces comme ceux de la rue Dejean, que l'on pourrait qualifier de traditionnels, ont été les premiers à jouer la carte des produits exotiques. Ils ont attiré une foule très importante de consommateurs qui a généré le phénomène des ventes à la sauvette de produits exotiques et de produits de contrefaçon (sacs Vuitton etc.).

Ce chaos chronique a conduit les riverains de la rue Dejean à se constituer en association, la Vie Dejean, qui a lancé une procédure judiciaire contre l'Etat et la Mairie.  

Sur les rues limitrophes qui ont connus la même évolution, il n'est pas inutile de rappeler que l'association "Droit au Calme" est partie de la rue de Panama et l'association "Château Bouge" de la rue de Suez.

Le Collectif Château rouge Goutte d'or s'est constitué à partir d’une analyse globale du quartier et a porté une critique publique de l'inaction de la Municipalité

A côté de, ou à partir de, ces commerces de bouche spécifiques se sont greffés des bars et restaurant communautaires (voir "Graphes des commerces de bouche"), puis des salons de coiffure, puis des magasins de vêtements ou de tissus, des boutiques de cosmétiques (voir "Graphes de parement et habillement"). Les clients qui se déplacent, parfois de très loin, ne se contentent plus d'y faire leurs achats alimentaires mais ils y viennent aussi pour leurs achats vestimentaires, les cosmétiques et les coiffeurs. Ils s'y restaurent le temps de leur passage. Ils se fournissent et consomment globalement sur ce bout de territoire les produits et services qu'ils ne trouvent pas sur leur lieu de résidence. L'aboutissement de l'extension régulière de ce phénomène est la disparition presque totale des commerces traditionnels sur tout le secteur de la Goutte d'or Nord (voir Graphes  "Graphes de tous les commerces, rue par rue" et "Graphes  de synthèse").

La solution, pour une politique de diversification commerciale à la Goutte d'or Nord, ne peut se suffire de l'utilisation de locaux des bailleurs sociaux. Elle passe nécessairement par un dispositif de type Vital'Quartier (http://www.semaest.fr/nos-realisations/vital-quartier/ ). En effet, à part la rue Myrha qui concentre  beaucoup d'immeubles sociaux, l'essentiel des pieds d'immeubles appartient au privé. Nous reviendrons plus en détails sur les solutions.

Il semblerait que l'Hôtel de Ville de Paris pourrait s'orienter,  enfin, vers la mise en place d'un tel dispositif ( voir : Vital Quartier, le retour )

 

En complément, lire l'article basé sur l'étude de Marie Chabrol, en cliquant sur :

Provenance des clients de la Goutte d'or Nord

 

 Prévenir la mono-activité aux abords de Pigalle

Voir le site du 9ème : http://www.mairie09.paris.fr/mairie09/jsp/site/Portal.jsp?document_id=16609&portlet_id=922

pigallePrévenir la mono-activité. Rien de tel n’a jamais été décidé, ni même seulement envisagé, par la Mairie du 18ème arrondissement dans des quartiers populaires qui en ont le plus besoin.

Dans certains de ces quartiers il ne s’agirait même plus de prévenir la mono activité par ce dispositif mais bien de restaurer la diversité commerciale qui, à certains endroits, a complètement disparue. Ce n’est pas faute d’avoir alerter pendant ces vingt dernières années. Mais la municipalité du 18ème s’est montrée sourde aux nombreuses doléances des habitants et aveugle à la disparition des commerces de proximité.

Nous avons donc voulu rêver un peu et avons légèrement modifié le communiqué de la Mairie du 9ème arrondissement trouvé sur son site. 

Lisez et imaginez un peu...

Lire la suite : Un Maire de proximité enfin

Porcs-épics, gazelles, chauves-souris... Près de 90 kilos de viande de brousse ont été saisis mardi 3 décembre, lors d'un  contrôle dans un commerce parisien. La préfecture de police de la ville l'a annoncé jeudi.

La surprenante découverte a eu lieu lors d'un contrôle dans un magasin d'alimentation exotique situé dans la zone de sécurité prioritaire (ZSP) du 18e arrondissement.

Les inspecteurs ont trouvé, stockés dans trois congélateurs, "5 porcs-épics, une quinzaine de gazelles, 20 chauves-souris et des chenilles", a expliqué la préfecture.

"Ces viandes ne font l'objet d'aucune garantie sanitaire, et sont donc impropres à la consommation", a précisé une source proche de l'enquête. Les investigations ont permis d'établir que la viande provenait de la République centrafricaine. La gérante de l'établissement devra s'expliquer devant la justice.

Source: Francetvinfo et AFP  5/12/2013

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